Notre "Alyah via le Soudan"

mercredi 6 avril 2005
par Nadia Darmon.H
popularité : 7%
1 vote

Le 16 novembre 1998, 15 h

"Esther est une jeune femme de 24 ans arrivée en Israël en 1984 lors de "l’opération Moché". Elle avait donc alors 10 ans. Elle est aujourd’hui mariée à un membre de sa communauté et elle est mère d’un petit garçon. Le second enfant est "presque là". Il doit naître à tout instant.

Esther porte sur sa tête un joli chapeau qui couvre entièrement sa chevelure. Ce petit chapeau est signe de ses options religieuses. Elle fait des études d’économie politique et de sciences de l’éducation. (Elle vient de terminer sa licence). Esther donne l’impression d’être réellement heureuse. Son comportement est tout de discrétion et de noblesse.

Elle est la seule à avoir signalé dans son témoignage l’appellation "scientifique" de sa communauté : "Beita Israël".

"Beita Israël", "Keïla","Yaoud" " [1]", ce sont en effet les noms sous lesquels la communauté "des Falachas" est plus connue des chercheurs. Ce dernier terme possède fondamentalement une connotation injurieuse, péjorative, puisqu’il signifie dans la bouche des chrétiens éthiopiens, "les envahisseurs", "les étrangers", "les nomades" bien qu’ils reconnaissent à ces "envahisseurs" [2], indiscutablement, une longue antériorité par rapport à toutes les populations du pays.

"Depuis des générations ma famille habitait le village de Tchéguedé. Un beau jour mes parents, je ne sais comment, eurent vent de rumeurs de ’Aliyah et de départ pour Israël. Bien sûr nos prêtres (les Kessim) nous avaient enseigné la sainteté d’Erets Israël qui ne pouvait appartenir qu’au peuple [3].Car il s’agissait là d’une promesse de l’Eternel - promesse inscrite en toutes lettres dans la BIBLE - qui assurait le retour en Terre Sainte et la réunification des tribus dispersées de tous les pays de leurs différentes dispersions.

Après que la rumeur se soit répandue dans toutes les communautés "Beita Israël" un certain nombre de familles commencèrent leur ’Aliyah vers Erets Israël via le Soudan par une longue marche à pied. Mes parents, évidemment, commencèrent d’abord par opter pour cette éventualité, puis ils réfléchirent sur la façon de se rendre en Erets. Bien que cette décision leur fût très difficile, ils décidèrent en fin de compte de partir pour Erets Israël et d’abandonner sur place tous leurs biens (les terres et les nombreux animaux : bovins et ovins) qu’ils possèdaient dans le village.

"Ils s’organisèrent immédiatement en vue de préparer et de rassembler la nourriture et les objets nécessaires pour un tel trajet. Maman avait également préparé des légumes et des fruits secs pendant plusieurs jours afin qu’aucune nourriture ne nous manque - à Dieu ne plaise - durant le trajet vers le Soudan. Au même moment papa rechercha et trouva des passeurs expérimentés afin qu’ils nous conduisent - contre rétribution bien sûr - sur le chemin sans la moindre difficulté.

"Petite parenthèse : nous, les enfants, nous ne savions rien de notre proche départ car mes parents ainsi que les deux autres familles qui s’étaient associées à nous, le gardaient jalousement, soigneusement secret car tous nos voisins étaient non-Juifs et ils ne voulaient sous aucun prétexte que nous partions. Le sachant, ils étaient capables d’agir [4] pour nous en empêcher.

"La veille du départ de la demeure [5], mes parents avaient organisé une rencontre comprenant également un repas léger avec leurs meilleurs amis - ceux qui étaient décidés à collaborer avec eux en vue de la ’Aliyah - En cette soirée donc, ils partagèrent leurs biens entre ces mêmes amis. Et c’est à ce moment que j’ai vécu, en tant que fillette âgée d’environ six ans [6]les instants les plus durs de cette soirée Les voici tels que je les ai ressentis [7].

Et que le feu purifie

Au moment de la répartition des biens les hommes se mirent à se quereller C’est alors que l’un des meilleurs amis de mon père se leva tenant en ses mains une grosse branche de bois enflammée afin de mettre le feu et de brûler ainsi la demeure. Ceci m’effraya profondément car tous les gens se trouvaient à l’intérieur tandis que l’homme se tenait à l’entré, le brandon à la main, prêt à l’oeuvre. "En tant qu’enfant, je ne comprenais pas le pourquoi d’un tel acte. Ce n’est que plus tard que mes parent me l’expliquèrent disant que « grâce à lui » [8] nous étions sortis de la demeure sans danger. Je ne saisissais toujours pas la significatin de ce "grâce à lui". Ne voulait-il donc pas enflammer la maison ? N’était-ce pas à cause de lui que nous l’avions quittée en courant ?

"Avec patience mes parents m’expliquèrent la raison de l’événement : l’ami de mon père n’avait qu’un but, celui de placer les présent en situation de crainte et de peur afin qu’ils ne soient pas uniquement occupés à obtenir et à prendre le bien de celui qui quittait la maison. Car si ceux qui étaient présents n’étaient venus que pour prendre le bien de celui qui partait, au lieu de se désoler de son départ, c’était là mauvais signe Car si ces homme avaient pris ce dont ils avaient envie, pour l’obtenir il aurait fallu que nous retardions notre départ par conséquent ils avaient, eux, ce qu’ils voulaient et nous nous n’avions encore rien obtenu. Ils l’auraient donc laissé sur place et ils nous auraient ainsi forcés à demeurer sur place, nous empêchant de cette façon de quitter le village.

L’ami de mon pèe avait donc agi avec beaucoup de sagesse : il avait placé les gens en état de peur et nous, nous avons dû nous presser de quitter l’endroit aussi vite que possible avant qu’il ne monte en flammes [9]. C’est ainsi que nous sommes partis en pleine nuit pour entreprendre la route sans l’aide des passeurs qui ne nous ont rejoints qu’au sortir du village quelques kilomètres plus loin où nous attendaient déjà les deux autres familles associées à la nôtre. C’était la première fois que je les voyais.

"Nous ne nous déplacions que de nuit du fait des danger que la lumière du jour pouvait représenter pour nous. Pendant la journée il était impossible de se cacher en cas de danger alors que la nuit la visibilité était bien restreinte ce qui gênait les brigands et tous autres mauvais individus qui se trouvaient ainsi dans l’incapacité de nous repérer facilement. Mais pour nous aussi la nuit rendait toute la vie difficil : nous ne voyions pas où nous mettions les pieds, nous cognant impitoyablement aux cailloux de la route et aux troncs d’arbres. Nous tombions souvent sur les pierres, les roches et les ronces, nous blessant sérieusement plus d’une foi. Evidemment dans de telles circonstances il nous était interdit de pleurer ou de crier, en bref d’exprimer la moindre plainte car si nous le faisions l’ennemi risquait de nous attaquer immédiatement. C’est pourquoi nos parents s’arrangeaient toujours pour nous fermer la bouche de leur main [10] pour l’on n’entende nos pleurs.

"Mais alors que faisons-nous jusqu’à la nuit ? Nous prenions des boissons chaudes et nous mangions. Le reste du temps nous nous reposions ou nous dormions en des endroits bien cachés pour n’être pas surpris."

Les serpents attaquent Chabbat.

"La seconde mésaventure qui nous advint est une des plus émouvantes que j’aie connues de ma vie jusqu’à ce jour. Il est même possible de la définir de miraculeuse et d’événement hors du commun.

"Ceci se passa un Chabbat matin. Etant donné qu’il faisait plein jour et nous appliquions les commandements du Chabbat, nous étions au repos et nous mangions quelque nourriture. Voilà que survinrent les passeurs qui décidèrent de boire chaud. Mais pour ce faire il leur fallait allumer un feu afin de pouvoir chauffer l’eau. Ils demandèrent aux enfants et aux autres jeunes de notre groupe de les aider à ramasser du branchage et à allumer le feu. "Maman se fâcha très fort car les passeurs avaient demandé à des enfants juifs de ramasser du bois pour le feu causant ainsi la profanation de la sainteté du Chabbat. "Qu’eux-mêmes le fassent et allument du feu, c’était là leur affaire puisqu’ils n’étaient pas Juifs mais ils n’avaient pas à solliciter les enfants" dit-elle. Elle ne réussit pas à convaincre les passeurs et nous, les enfants, nous nous mîmes à glaner le bois puis à allumer un grand feu. Nous leur avions ainsi préparé du café et d’autres boissons chaudes.

"Maman, mal à l’aise, s’assit de côté. Soudain, nous n’avions pas encore nous-même porté la boisson à nos lèvres qu’en quelques secondes apparurent des serpents de toutes parts. Il est impossible de décrire ce qui se passait. C’était une grande masse de serpents qui véritablement cherchait à nous envahir. Il en sortait de partout. Nous n’arrivions pas à les éloigner et nous ne savions plus où fuir. Ils venaient vers nous menaçants, nous entourant et nous encerclant de tous côtés. Nous n’avions plus où nous enfuir.

"Maman se leva et dit : "Tout ceci est l’oeuvre de Dieu. C’est le Ciel qui les envoie et vous n’éteignez pas le feu, jamais les serpents ne s’éloigneront." Dès que maman eut fini de parler le feu fut immédiatement éteint [11]. Les serpents disparurent en un clin d’oeil comme s’ils n’avaient jamais été là, autour de nous, nous menaçant sérieusement.

"Un tel événement frappa de stupeur les non-Juifs qui pouvaient ainsi mesurer à quel point sont grandes au sein des Juifs l’importance et la sainteté du Chabbat. Ils se prirent d’un respect profond pour maman."

En conclusion

 :

"La longue marche vers le Soudan se poursuivit plus de trois mois et demi. Ce ne fut pas chose facile ; bien au contraire. Mes frères s’évanouirent et perdirent connaissance à diverses reprises. Chaque jour nous demandions à Dieu tous ses miracles car il n’y avait ni médecins, ni hôpital qui auraient pu nous venir en aide. Il n’en existait même pas tout simplement. Dieu, véritablement nous a protégé tel " de l’or dans de la ouate" [12]. Rien de bien grave ne nous arriva, grâce à Dieu. Si l’on arrive en paix à destination c’est signe que l’on est capable de faire abstraction de petites misères de tous les jours.

"Enfin au bout de trois mois et demi comme dit, nous sommes arrivés au Soudan où nous avons vécu durant trois ans et demi avant d’arriver en Erets Israël. Il est inutile de dire à quel point notre vie au Soudan ne fut pas facile puisque nous étions forcés de cacher notre Judaïsme aux yeux des Musulmans. Autrement ils auraient pu nous tuer. Notre vie au Soudan était une vie juive totalement secrète [13].

"Au Soudan les maisons étaient temporaires, et parfois, surnageaient au-dessus de l’eau provenant des pluies diluviennes qui gonflaient le Nil. Maintenant, grâce à Dieu, nous sommes, malgré tout, arrivé au pays de nos rêves et de nos aspirations ancestrales : en Erets Israël. Encore une prophétie [14] qui s’est réalisée."

Moché Touitou "Je me Souviens" Fonds d’Aide aux Etudiants Ethiopiens en Israël (F.A.E.E.I)

10, Rahel Hameshoreret Petah Tikvah 49504 Tél/fax : ++ 972.3.9318191


[1] Traduits en hébreu il s’agit donc de Beit Israel (la Maison d’Israël), Kehila (la communauté), Yehoudim (les Judéens).Cf. Peanim, numéros 22,23,28, et 33.

[2] Le terme amharique "Falacha" possède la même racine trilittère F.L.CH que le terme hébreu "liFloch" (envahir)

[3] Souligné par l’auteur

[4] Comment ? Esther ne l’écrit pas mais, nous l’avons déjà vu, la violence et l’assassinat n’étaient pas à exclure.

[5] Esther n’utilise quele terme demeure, mais en fait, il s’agit de case construite de branchage et en torchis, (mieux connue des chercheurs sous le nom de Toukoul.) Elle était de ce fait très inflammable.

[6] Les services de l’état civi n’existant pas en Ethiopie, rares étaient ceux connaissant avec exactitude leur date de naissance

[7] L’enfant était profondément troublée par ce qui se passait autour d’elle. Elle n’en comprenait pas toute la logique ; son récit s’en ressent : il est encore aujourd’hui - dix ans plus tard - tout chargé de trouble, d’intense émotion et surtout d’incompréhension

[8] Les guillemets sont dans le texte.

[9] Esther avoue franchement que le contenu de ce dernier paragraphe demeure encore très trouble et peu compréhensible. Nous l’avons donc maintenu

[10] main (Ce geste est malheureusement bien connu depuis la Choah. Que de familles tentèrent ainsi d’échapper aux tueurs nazis !Il nous est impossible d’oublier à quel point les Juifs d’Ethiopie s’identifièrent instantanément, spontanément, à leurs frères juifs du temps de la Choah, lors d’une visite à Yad Vashem en janvier 1985 disant dans un geste de profone tristesse en se voilant le visage de leur main : "nous avons, certes, souffert dans cette marche épuisante vers le Soudan ! Mais jamais, non jamais ! comme ce que nous voyons ici". Durant le voyage de retour la discussion fut toute consacrée à la visite à Yad Vashem

[11] Par qui ? Par les enfants ? Esther n’en dit rien.

[12] C’est la première fois qu’une telle expression apparaît dans les témoignages. Il semble qu’il s’agisse d’une traduction de l’amharique.

[13] Une partie de notre prochain ouvrage traitera précisément "des nouveaux Marranes" du Soudan.

[14] Remarque particulièrement intéressante en ce sens que les Sages d’Israël disent tous sans exception : "Il n’existe pas de prophétie biblique qui ne finisse par se réaliser". Et ils ajoutent : "Quand le prophète proclame le retour des exilés d’Israël sur les ailes des aigles, ne sachant pas évidemment ce que pouvait être un avion, le prophète s’exprime dans le langage de son époque pour être bien compris de tous ceux qui l’écoutent. Quand les Juifs du Yémen arrivèrent en Israël en 1949 ils réalisèrent que les ailes des aigles étaient des avions - qu’ils n’avaient encore jamais vus auparavant - capables de transporter "sur leurs ailes" bien des exilés. Ce phénomène s’est reproduit avec encore plus d’acuité quand, en trois jours, - soixante-douze heures ! - près de quinze mille Juifs d’Ethiopie furent transférés en Israël, lors de l’Opération Salomon, en 1994.



Commentaires  (fermé)

Logo de Nadia Darmon.H
mardi 21 octobre 2008 à 20h07, par  Nadia Darmon.H

Bonsoir,

Vous avez laissé un message sur le site www.judaicultures.info le 22 septembre dernier, et j’avoue que sur le moment la violence de ce message ne m’a pas incité à vous répondre.
Je vous rappelle votre message :
Réponse à l’article Notre "Alyah via le Soudan"

Oh ! Grande menteuse , ce n’est pas vrai du tout ! T ’es noire , et les juifs sont blanc ! Quelle droled’histoire ? FALACHA ???hee !

Je vous aurais écrit alors que l’ignorance était source de bien des violences, de bien des drames humains, de beaucoup de haines inutiles,

quand il s’agit de bâtir une société où tout le monde doit trouver la voie pour le vivre ensemble.

Je vous aurais dit aussi, que chaque peuple comme chaque individu, traine son histoire avec lui, avec ses souffrances et ses joies, quand il s’agit pour chacun de bâtir avec son histoire, de faire de sa propre histoire, un atout, une chance.

Si je vous avais dit, les Juifs noirs existent et ont des histoires fort différentes selon leurs parcours et leurs origines. Ils existent depuis des millénaires, probablement depuis Moïse, m’auriez-vous crue ?

Les noirs qui sont Juifs, aujourd’hui dans la corne de l’Afrique, souffrent de persécution et sont soumis à la dhimmitude, parfois à l’esclavage, cela vous aurait-il parlé ?

Voici, pour vous convaincre un article que j’ai trouvé dont je vous transmets le lien, qui vous apportera je l’espère quelque éclairage, et peut-être apaiser votre refus de croire :
http://www1.alliancefr.com/black-is...

Cordialement.

lundi 22 septembre 2008 à 13h06

Oh ! Grande menteuse , ce n’est pas vrai du tout ! T ’es noire , et les juifs sont blanc ! Quelle droled’histoire ? FALACHA ???hee !

Agenda

<<

2017

>>

<<

Mars

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272812345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

28 mai 2013 - "Frères de coeur" sur la chaîne LCP - Public-Sénat

Documentaire "Frères de coeur" de Esther London Diffusions : Vendredi 31 mai à 23h50 ; Mardi (...)

10 octobre 2011 - Rediffusion sur ARTE le 11 oct : Yourope la vie juive en Europe

YOUROPE La vie juive en Europe mardi, 11 octobre 2011 à 07:30 Rediffusion : Yourope (Allemagne, (...)

19 avril 2010 - Les arbres généalogiques de MyHeritage au Beit Hatfutsot - le Musée du Peuple Juif

MyHeritage.com réseau d’arbres généalogiques dynamique MyHeritage.com est un fier partenaire du (...)

17 avril 2010 - Dans le magazine Gazelle : Les Juifs et le Maghreb, "je t’aime...moi non plus"

Gazelle Le Magazine de la Femme Maghrébine Dans son numéro de Mars Avril 2010 vient de faire (...)

24 janvier 2009 - Lecture des Carnets de Henriette Bloch par la Compagnie Gravitation

Jeudi 22 janvier 2009 - Dans le cadre du Concours de la Résistance et de la Déportation 2009, le (...)

Météo

Belfort, 90, France

Conditions météo à 10h30
par weather.com®

Soleil voilé

15°C


Soleil voilé
  • Vent : 3 km/h - N/D
  • Pression : 992 mbar tendance symbole
Prévisions >>

Prévisions du 30 mars
par weather.com®

Soleil voilé

Max 20°C
Min 7°C


Soleil voilé
  • Vent : 11 km/h
  • Risque de precip. : %
<< Conditions  |  Prévisions >>

Prévisions du 31 mars
par weather.com®

Soleil voilé

Max 21°C
Min 7°C


Soleil voilé
  • Vent : 16 km/h
  • Risque de precip. : 0%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 1er avril
par weather.com®

Très nuageux

Max 16°C
Min 6°C


Très nuageux
  • Vent : 11 km/h
  • Risque de precip. : 20%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 2 avril
par weather.com®

Soleil et nuages épars

Max 17°C
Min 6°C


Soleil et nuages épars
  • Vent : 9 km/h
  • Risque de precip. : 20%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 3 avril
par weather.com®

Soleil et nuages épars

Max 18°C
Min 5°C


Soleil et nuages épars
  • Vent : 12 km/h
  • Risque de precip. : 10%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 4 avril
par weather.com®

Soleil voilé

Max 18°C
Min 5°C


Soleil voilé
  • Vent : 12 km/h
  • Risque de precip. : 10%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 5 avril
par weather.com®

Soleil et nuages épars

Max 18°C
Min 5°C


Soleil et nuages épars
  • Vent : 9 km/h
  • Risque de precip. : 10%
<< Prévisions