Conceptualiser l’enseignement de la Shoah/ mini-séminaire à l’IUFM

Par Dr Fabienne Regard, Historienne, Chercheur au FNRS, Expert au Conseil de l’Europe.
jeudi 21 avril 2005
par Nadia Darmon.H
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Une analyse originale, un concept d’enseignement de la Shoah à partir d’études menées par les combattants des ghettos, survivants, qui ont fondé le musée mémorial éducatif Yad Layeled en Galilée. Un concept universel, laïque et humaniste pour tous. Compte rendu de l’intervention du 1er avril 2005, à l’IUFM de Belfort, à l’invitation de Christophe Maillard, professeur d’histoire.

ENSEIGNER LA SHOAH EN MILIEU SCOLAIRE

Par Dr Fabienne Regard

Historienne, Chercheur FNRS à Genève, Expert au Conseil de l’Europe

1) Enseigner la Shoah : Est-il possible d’enseigner la Shoah ? De quoi parle-t-on ?

Enseigner la Shoah, ce n’est pas aligner des chiffres et des cadavres, visiter un camp ou aller à une commémoration, ce n’est non plus répondre ou tenter de répondre à la question du « pourquoi ? » que peuvent poser les enfants. Car à la question du « pourquoi ? », répond une justification.

Cela a été possible, donc cela reste dans le possible, et nous travaillons à partir du « comment », et des récits de vie.

Commençons par le vocabulaire signifiant : Holocauste - Solution Finale - Extermination - Shoah - Génocide des Juifs -

1) Holocauste est le terme employé dans les pays anglo-saxons , il a une connotation religieuse de sacrifice ou de purification. C’est donc une vision inacceptable. L’événement ne fut pas une punition, ni une expiation. Les victimes sont mortes pour rien simplement parce qu’elles étaient nées, juives.

2) Solution Finale : C’est la terminologie nazie utilisée pour régler un problème, celui des Juifs. Dès lors qu’on fait le choix d’un mot ou d’un autre, consciemment ou inconsciemment on prend un point de vue subjectif. En l’espèce, on se met dans la perspective nazie en utilisant la formule « Solution Finale ».

3) Extermination : A l’époque, le mot extermination était utilisé pour exterminer les microbes, la vermine, les poux ...c’est aussi une terminologie nazie pour parler des Juifs. D’ailleurs le concepteur du mot antisémitisme se positionnait dans une terminologie positive à l’époque. On a alors inventé le mot antimoustique, antibiotique, antivirus ...On est au niveau de la symbolique, dans une inversion des valeurs, un contre monde. A cet égard, Fabienne Regard recommande vivement le film polonais (10 mn) « Ambulance » qui tue le symbole ; Une scène illustre parfaitement le propos ; le Docteur Korcjak a décidé d’accompagner les enfants jusqu’à leur destination finale, et leur demande de choisir un jouet à prendre et de se faire beaux comme pour un dimanche, pour le respect de soi même. L’ambulance arrive, les enfants montent à l’intérieur, et repart. C’est une ambulance de gazage. Ici, il y a un contre monde, l’ambulance est le symbole positif, qui en fait est instrumentalisé.

4) Shoah : Terme biblique pour désigner l’anéantissement du peuple Juif en tant que tel. Ce terme a le mérite de conserver la spécificité juive de l’événement, et de respecter la mémoire des victimes dans leur intégrité morale. Ce fut également le choix de Claude Lanzmann pour son film « Shoah ». Pour l’instant c’est le terme qui paraît le plus approprié et qui adopte le point de vue de la victime juive.

5) Génocide des Juifs : Parce qu’il y a eu d’autres génocides et sous d’autres formes, ce terme ne restitue pas la spécificité juive, et son caractère singulier.

Donc Shoah reste le meilleur terme possible.

Trois questions d’étudiants sont retenues : 1) Pourquoi ce génocide là et pas un autre ? - 2) Parler de la Shoah à des enfants ? - 3) Compétences de l’enseignant ? - 1) A-t-on le droit d’en parler aux enfants ? Dès la fin de la guerre, les survivants de la Shoah se posent cette question à laquelle ils se confrontent en reconstruisant leur vie. Ils ont des enfants auxquels vaille que vaille, ils ont transmis une mémoire encore chargée d’étouffement. Mais lorsque naissent les petits-enfants, la question se pose à eux de manière plus difficile ; comment transmettre aux petits-enfants ?

Les survivants des combattants des ghettos ont réfléchi, analysé, et conçu à partir d’études muséologiques très élaborées, un musée mémorial qui soit un centre de recherches, de documentations, et surtout d’enseignement à l’humanisme, à la démocratie et à la Paix avec leur centre d’étude sur la Paix. Situé au cœur du Kibbutz Beth Lohamei Haghétaot, le Kibbutz des combattants des ghettos. Tous les enfants de toutes confessions et de toutes les origines culturelles d’Israël passent une journée voire davantage au musée mémorial dans le cadre de leurs écoles, participent à des ateliers, des jeux de rôles dont nous allons parler, à des expériences et à l’apprentissage du respect de l’autre. Le département Yad Layeled a conçu des séminaires de formation pour enseignants du monde entier, dont les enseignants francophones, pour approfondir les thématiques de l’enseignement de la Shoah, et ouvrir des pistes enrichissantes pour tous, en vue de « décadavériser » la Shoah, et transformer son enseignement à l’apprentissage citoyen de l’humanisme. Comment accepter l’autre ? Comment vivre ensemble ? Qu’est-ce que la vigilance ? Qu’est-ce que la résistance ? Qu’est-ce que furent les vies qui disparurent ?

Car, si l’on vous dit 1492 ? qu’est-ce que cela évoque pour vous ? Tout le monde répond : « Christophe Colomb » ou « la découverte de l’Amérique » ; Sommes-nous sûrs que le point de vue Amérindien sera de répondre : « La découverte de l’Amérique » ? et en Espagne, 1492 évoque aussi l’expulsion des Juifs et des Maures, et du point de vue espagnol c’est la chute de Grenade. Lorsque l’on choisit une chronologie, on prend déjà partie pour un point de vue. Dans la réponse « découverte de l’Amérique », on a pris le point de vue du colonisateur ou du vainqueur.

Si on commence à apprendre la Shoah, en alignant des chiffres et à parler d’extermination, on prend inconsciemment le point de vue nazi. Réfléchissons à cette phrase : « Si quelqu’un tue une personne, c’est un assassin, s’il tue dix personnes c’est un monstre, s’il en tue un million, c’est un roi ».

Par conséquent, les survivants ont conceptualisé une approche de vie et non plus à partir de l’extermination qui ne renvoie qu’à des monceaux de cadavres dont la vue est lourde à porter, mais à partir des récits de vie d’avant la guerre, et de la dégradation progressive de la situation quotidienne des personnes, qui donnent une approche du comment c’est arrivé. Par ces récits de vie, un enfant parle à un enfant, de ses préoccupations, de ses jouets, de ses disputes avec ses copains ou ses sœurs, du match de foot ou de sa balade à vélo, puis un jour on lui demande de porter une étoile, un jour on vient le chercher... La Shoah, ce n’est pas six millions de Juifs dont un million cinq d’enfants ; c’est une vie plus une vie plus une vie plus une vie....et toutes les vies qui étaient à naître de ces gens là. C’est aussi toute une culture qui a disparu, une langue, un mode de vie, un humour, une littérature et un théâtre foisonnant, une musique et une philosophie : tout un monde culturel et humain.

L’enfant écoute un autre enfant, et ça lui parle, ils sont semblables et en même temps, par précaution pédagogique, trois fois, trois indices dans le parcours lui indiquent que ce n’est pas lui, et que ce n’est pas dans le temps présent.

Alors à la question, a-t-on le droit d’enseigner la Shoah ? les survivants eux-mêmes ont répondu oui, et ont choisi de faire passer cet enseignement là, par l’éducation à l’humanisme.

2) Pourquoi ce génocide là et pas un autre ? Quelle est donc sa spécificité ?

Les étudiants ont répondu : -le nombre - l’idéologie raciste - le religieux - un projet qui visait l’Europe entière -

Oui, ce génocide recouvre une dimension internationale, toutes les nations furent touchées. Ce fut un programme systématique, bureaucratique qui mit en œuvre l’industrialisation de la Shoah. La Shoah nous concerne tous, parce qu’il y a eu les rafles, les décisions de l’Etat français, et les choix que chaque citoyen a dû faire. La conscience qui renvoie chacun à son propre vécu, à son éducation, à ses préjugés... qui donnent sa dimension à l’universalité de la Shoah.

« Ce qui est arrivé un jour aux Juifs, peut arriver à d’autres ». Par le biais de l’exclusion, le stéréotype, les interdictions progressives, et l’extermination.

Le phénomène du « bouc émissaire », les élèves à l’école le connaissent bien. Au nom de quoi on va respecter l’autre ? Comment on va vivre ensemble ? et Comment on passe du stéréotype à l’extermination ?

Dans ce registre là, des jeux de rôle ont été conçus : 1) L’enseignante demande qui a un grand-père qui a joué au football, que ceux qui ont un grand-père qui a joué au foot s’installent au fond de la classe, avec un post-it jaune sur leur chemise. Quelques réactions, quelques protestations ? La maîtresse continue son cours, mais finalement ces enfants au fond de la classe gênent les autres, elle leur demande de sortir, et n’ont pas le droit de revenir. Là, des réactions s’affirment : « Ils n’ont rien fait ».

2) Mais, il existait trois types de comportements : 1) je ne suis pas juif et ça ne me concerne pas - 2) je ne suis pas juif mais je vais aider mon camarade ou mon voisin comme je pourrai - 3) je ne suis pas juif mais la loi a décidé que.., moi je respecte la loi.

Les enfants choisissent un rôle et doivent défendre chaque point de vue en argumentant.

Les enfants comprennent très vite le mécanisme, et cela éveille et éduque leur vigilance : à partir de n’importe quoi, on arrive à l’exclusion. Il faut se placer dans le niveau de la complexité et de la conscience. 3) Quel est le sens de l’enseignement de la Shoah ? Cette thématique a été utilisée en maternelle à Lyon, pour apprendre le respect de l’autre.

Pour les classes de CM1 et CM2, on se place dans une perspective de la vie des enfants victimes de la Shoah, et petit à petit, le récit glisse vers le comment de l’exclusion : un jour ma maman m’a dit que je devais porter une étoile jaune !

Un enfant raconte que heureux de porter l’étoile jaune confectionnée par sa maman, dit à son copain Corse qu’il n’en avait pas une pareille, le copain Corse tenta de la lui échanger, en vain. De dépit, le petit Corse arracha l’étoile et la déchira. Le lendemain, il y eut une rafle, l’enfant Juif ne fut pas pris. Ainsi, son copain Corse lui avait sauvé la vie.

On est dans la vie...si on montre des cadavres, on ne montre pas ceux qu’on a tué. Ce n’est pas comme victime que le témoin est intéressant, c’est parce qu’il est un être humain à qui on a enlevé la vie sous prétexte qu’il est né.

Le déshumaniser permet de mieux le tuer.

Pourquoi transmettre cette connaissance, cette mémoire ? Les survivants n’ont pas trouvé un autre outil que celui de l’éducation à l’humanisme.

4) Les difficultés rencontrées par les enseignants :
-  La banalisation du mal,
-  L’attirance morbide,
-  Le traumatisme.

Les commémorations apprennent à digérer, mais à quel moment on institutionnalise ?

La banalisation : Afficher des chiffres ne signifie pas grand-chose, ils peuvent même contribuer à une banalisation. On ne voit pas que chacun est unique.

L’attirance morbide : Si des élèves ont une approche nazie, l’idée de voir des photos de nus peut éveiller en eux un intérêt morbide. Qu’est-ce qui va les interpeller ? Leur vie, leur quotidien, leurs points communs...

Le traumatisme : On se situe dans un monde de violence. Actuellement une étude est faite aux USA, sur les survivants du 11 septembre et ceux de la Shoah.

On peut impliquer les élèves dans une recherche généalogique, du vécu familial pendant la guerre. Certains étudiants ont évoqué alors le risque de tomber sur des grands-parents collaborateurs, délateurs, ou ayant travaillé en Allemagne sous le STO, et le cas de l’Alsace.

Un historien, un enseignant n’est pas là ni pour juger, ni pour justifier, il met en lumière. Un enfant n’a pas choisi sa famille, et n’est pas en dette vis-à-vis des choix de sa famille, à une autre époque.

On peut passer par les jeux de rôle décrits plus haut.

L’Objectivité : Il y a une dimension émotionnelle chez l’enseignant à prendre en compte, car lui aussi a un vécu par rapport à cela. Voir une vie brisée est plus fort que voir des cadavres.

-  l’enseignant a conscience de sa subjectivité,
-  Si ça le touche aussi, il peut l’expliquer aux enfants mieux que s’il le cache, ça fera échos.
-  La collaboration n’est pas de l’ordre naturel, mais culturel, les grands-parents ou arrières grands-parents ont fait ce choix là à ce moment là, l’enfant n’en est pas responsable.
-  Quant aux propos négationnistes, ils se présentent de plus en plus comme des scientifiques, et utilisent une stratégie d’entrisme dans les bibliothèques auxquelles les ouvrages négationnistes sont offerts sans être lus, les mots clés vérifiés par les documentalistes étant conformes (Shoah - histoire de la guerre...)
-  L’ambiguïté entre antisémitisme et antisionisme, voir les caricatures de Kotek (2002) à partir de la Conférence mondiale de Durban où la conceptualisation de cet amalgame est née.

Les facilités : - Histoire du temps présent avec des témoins vivants - C’est une pensée citoyenne - C’est émotionnel, celui qui a écouté un témoin, devient à son tour témoin.
-  Cela fait appel aux souvenirs familiaux présents - à l’identité culturelle qui se construit - c’est un héritage pluriel.
-  La vie en société - les stéréotypes - le respect de l’autre - donnent un vrai sens à la construction culturelle .

Qu’est ce qu’on enseigne ?
-  Une chronologie événementielle - des chiffres et résultats - des idéologies - des contre valeurs - la vie - le quotidien - des facteurs explicatifs (industrialisation - racisme)
-  Et quand commencer la chronologie des événements ? 1885 - le passage de l’antijudaïsme à l’antisémitisme, 1923 - la rédaction de « Mein Kampf », 1933 - l’arrivée au pouvoir de Hitler,

Certains chercheurs ont mis en valeur plutôt la structure de la société allemande de l’époque, la concurrence entre les groupes idéologiques, la cumulation des volontés de faire davantage que l’autre groupe.

Quand je présente la Shoah, dans quelle perspective je me situe ? Sur ce qui vous intéresse, sur ce qui fait échos en vous. Adoptez un point de vue et restez-en conscients.

Quand on écrit l’histoire d’un autre point de vue, les vainqueurs provoquent un tollé ; suivant la manière d’aborder la réalité, les gens ne reconnaissent plus la leur. Le point de vue a changé, il est maintenant du point de vue de la victime, donc la réalité a changé.

2) Présentation du Centre de recherches et du Musée des Combattants des ghettos a) l’histoire des survivants : Ils vivaient dans les schtetls ou les quartiers Juifs des villes d’Europe comme Varsovie, Cracovie, Prague, ou Berlin, impliqués dans les mouvements de jeunesse, ils parlaient le Yiddish, l’Allemand ou le Polonais. Ils rêvaient d’un monde socialiste. Les portes des ghettos se sont refermées à l’arrivée des nazis, les mouvements de jeunesse se sont transformés en organisation de résistance, et ont travaillé au sauvetage des enfants. Peu de mouvements sont entrés en résistance armée, celui du ghetto de Varsovie est le plus connu.

L’exposition montre une résistance juive qui consistait à assurer la classe, à prendre des cours d’hébreu, à continuer à jouer du violon, à voler du pain, à sauvegarder sa culture, à organiser le passage des enfants en Suisse ou en Espagne... C’est un type de résistance contesté par certains, toutefois c’était encore celle qui restait possible.

L’expression que les Juifs se sont laissés emmenés comme des moutons est tirée d’un tract de la Résistance Juive du ghetto de Vilnius : « Ne nous laissons pas entraîner à l’abattoir comme des moutons ! » qui a été présenté au Procès d’Eichmann.

Les survivants ont voulu être les historiens de leur propre histoire, et ils ont choisi de consacrer une partie de leur vie à transmettre. A l’origine, ils ont collecté des objets, des archives et documents qui faisaient le lien entre « l’avant » et la Shoah. Ils recueillent aussi des témoignages, des poèmes, des dessins, des films.

Ainsi cette histoire du poète yiddish Itzak Katzenelson, qui composa alors qu’il était interné à Vittel « le chant du peuple juif assassiné » ; Myriam Novitch, l’une des fondatrices et survivantes, 50 ans après, alors qu’elle sillonnait la France afin de recueillir des objets et documents pour le fonds d’archives, se souvint qu’à Vittel, le poète composait assis sur un banc, près de lui, elle l’écoutait. Un jour, il roula son oeuvre, l’inséra dans une bouteille et l’enterra sous le banc. Myriam Novitch retrouva le célèbre poème de Katzenelson sous le banc de Vittel.(Le poète n’a pas survécu à la déportation).

Les survivants voulurent bâtir un lieu de mémoire qui ne soit pas morbide. Il est devenu après plusieurs années d’études muséologiques pour conceptualiser le musée, un centre de recherches avec son département « Démocratie et humanisme » qui ouvrit ses portes en 1995.

C’est un centre qui s’adresse aux enfants à partir de 8 ans.

C’est un lieu où se rencontrent les souffrances des peuples et des individus.

b) La mallette pédagogique

Elle propose 6 dimensions d’approche : les indications et la philosophie de vie - une bibliographie : - générale - spécialisée - un module audio - un module vidéo - des fiches récits - des fiches vocabulaire - des photos -

Vous êtes libres de l’utiliser par l’angle qui vous parle le plus.

Le contenu : 1) Le livre « Un enfant à Varsovie » a été écrit en collaboration avec un professeur de CM1, en utilisant les temps et le vocabulaire des ces classes de niveau. 2) Le livre « Rue des Oiseaux » de Uri Orlev correspond au film « Robinson ». 3) Le livre « Georgy » (le préféré de Fabienne Regard), répond à la question « Qu’est-ce que c’est faire de l’histoire ? » il comprend les lettres de Georgy qui est à Izieux et qui écrit à ses parents, puis les lettres de ses parents, puis les lettres qui reviennent ; ce livre fait le lien entre la petite histoire et la grande. Il souligne combien la mort est intolérable.

L’identité : Eviter les pièges de l’identification aux histoires, bien rappeler que c’est arrivé à une autre époque, qu’il s’agit d’un autre enfant, que c’est une histoire révolue.

En classe de CM1 et CM2, les enfants comprennent. De la 6ième à la 3ième, il y a davantage de questions difficiles à résoudre.

Il ne faut pas aborder ce sujet pendant 2 heures, puis plus rien, il faut y revenir, faire parler les enfants pour vérifier qu’il n’y a pas eu d’identification, ou de traumatisme. Leur faire faire un poème ou un dessin pour exprimer, expulser la tension créée par le sujet.

Dans les classes plus élevées, il est plutôt recommandé de travailler sur la base du volontariat.

Un film à éviter est « Nuit et brouillard », il a une vision dépassée, le texte, la voix et les photos sont lourds à porter, alors que les photos montrent des Juifs, le mot Juif est absent du texte (sauf une fois).

Le Module audio présente des histoires de vie, l’intérêt est que chaque enfant choisit un récit et le raconte à sa classe.

Le Module vidéo présente 3 témoignages passés sur France 3/Est, celui de Sylvain Lévy qui dure 5 mn, racontant un enfant caché est remarquable.

Les récits imprimés sur fiches : rechercher chronologiquement les récits par rapport au déroulement de l’histoire, rechercher la date des interdictions...

Les fiches et photos : les mettre dans le contexte, rester vigilants.

Le CD-rom sur le ghetto de Varsovie s’adresse aux CM2.

Ce compte rendu a repris les grandes lignes de l’intervention de Fabienne Regard que les étudiants ont jugé trop courte dans la durée (3 h). Fabienne Regard avait également prévu un atelier avec des exercices d’application, le temps lui a manqué.

Compte tenu de l’intensité de l’attention que les étudiants ont porté à l’intervention de Fabienne Regard, j’en déduis sa nécessité d’exister. Il semble que de tels supports répondent au besoin des enseignants d’une part, d’autre part leur permettent une approche de la Shoah qui mette en lumière un humanisme qui concerne tous les élèves, ainsi que l’éducation d’une conscience citoyenne. Ce sont des outils éprouvés, laïques et totalement en phase avec le monde de l’enseignement et qui n’éludent aucune des questions qui peuvent se poser à un enseignant face à ses élèves.

Un concept qui bouleverse l’approche habituelle, qui soutient l’enseignant dans ses difficultés et l’aide à acquérir l’aisance nécessaire.

Un séminaire de formation a lieu chaque année sur une dizaine de jours, il a déjà eu lieu à Orléans en 2001, en Galilée en 2005, en général en février. Il a eu lieu sur deux jours à Beaune la Rolande en avril 2005 devant des enseignants et des inspecteurs d’académie du Centre de la France.

Renseignements : Yad Layeled France.


Yad Layeled - France


Documents joints

Interview de Fabienne Regard
Interview de Fabienne Regard
Par Marc Knobel pour le Journal du Crif.

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mardi 5 août 2014 à 03h32, par  sophie6191

Réduire le risque d’autres cancers comme les cancers de la sphère orale, de l’oesophage, de l’estomac et du poumon les produits dérivés de la tomate fraîche sont souvent plus riches en lycopène que la tomate elle-même30 cela est à l’amélioration de l’absorption de ce phytocomposé lorsqu’il est préparé en pâte 4 fois plus ou en jus, en sauce ou en ketchup. N touche à mon émerveillement quotidien devant tout ce que l’homme a conquis, tout ce qu’il a osé faire. Aller plus loin : mutuelle paris. Et, sachez-le, ceci est tout aussi vrai quand il s’agit des produits de la combustion d’autres types de plantes que certains peuvent être amenés à fumer, comme la marijuana par exemple. Et la galactosidase, enzyme protectrice l’autre élément sur lequel il faut nous arrêter quelques lignes est la galactosidase.

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