Election et Messianisme

Essai
lundi 14 mars 2005
par Nadia Darmon.H
popularité : 2%
1 vote

Témoigner à jamais de l’Unicité de Dieu en retour de quoi, le peuple Juif reçut l’Election qui lui conféra une dimension universelle qui le déborda de son aspiration nationale.

Election et Messianisme : Réflexion

Si on retient l’hypothèse selon laquelle le groupe Juif s’est enrichi des cultures ambiantes, en quelque endroit où il s’est trouvé, si on admet qu’une culture n’est jamais endogène et que l’entité spirituelle juive a eu ce génie particulier de transformer les apports extérieurs en une expressivité intérieure répondant à ses propres règles, sans jamais y porter atteinte ; Alors, on doit admettre que ce génie s’exprime principalement dans l’art absolu de l’interprétation du monde, et même qu’il en est par son existence persistante, la quintessence.

1- Peuple migrant de Ur vers l’Egypte, composé d’éleveurs et d’artisans, il est à la fois isolé dans le Delta du Nil et mêlé aux Egyptiens. Il possède probablement une langue sémitique, et une écriture alphabétique (écriture pré-Sinaitique) mais n’ignore ni les hiéroglyphes ni le cunéiforme mésopotamien. Une connaissance majeure qui en fait déjà un peuple « sachant ».

A quel groupe appartient l’écriture dite « pré-sinaitique » ? et comment pourrait-on lui contester l’appellation d’écriture pré-hébraïque tant elle lui est proche ? Les Hébreux ont une approche du divin et une organisation sociale que la volonté politique égyptienne va les placer à l’écart de la société égyptienne, volonté qui coïncide sans doute avec une organisation sociale qui souhaite se garder à l’abri de la société païenne. A la fois les Egyptiens n’acceptaient pas volontiers les Etrangers, et les Hébreux ne se mêlaient pas volontiers à la population, afin de préserver leur spécificité. Ils seraient entrés en Egypte à la faveur d’une souveraineté passée aux Hyksos, étrangers à l’Egypte. Et leur installation dans le Delta du Nil leur fut concédée, en rétribution des bienfaits de Joseph, selon les écrits de la Bible.

Certains chercheurs se sont interrogés sur le devenir des prêtres d’Aton : que sont-ils devenus ? se sont-ils volatilisés ? ou se sont-ils mués en Prêtres d’Amon ? ou encore se seraient-ils réfugiés chez les Hébreux, créant une caste séparée « les Cohanim » et les « Lévites » ?

Fondamentalement, la place qu’occupe le monde des morts dans l’Egypte ancienne n’est d’aucune façon comparable à l’approche hébraïque de l’au-delà. Mais encore, faudrait-il aller plus en profondeur et distinguer le fond de la forme, le sens de l’expression. Ou bien, les Prêtres d’Aton n’ont-ils gardé que les prérogatives attachées à leur fonction de Prêtre, contre le sens et la forme du culte.

On peut imaginer que si la constante hébraïque a été de transformer la culture ambiante jusqu’à pouvoir l’intégrer à l’expression du culte des Hébreux, les prêtres d’Aton étaient face à des conditionnements culturels dans lesquels ils pouvaient faire leur nid, et s’y réfugier.

Prenons le cas de l’alphabet, les Hiéroglyphes utilisaient des signes alphabétiques à l’intérieur des cartouches, pour nommer un roi . Dans l’écriture japonaise, nous trouvons également un alphabet phonétique pour une utilisation spécifique, celle d’écrire des noms ou des objets d’origine étrangère.

L’alphabet pré-sinaitique est un alphabet à part entière utilisé par des artisans étrangers travaillant dans les mines du Sinaï. Cette écriture fut-elle ignorée ou dédaignée des scribes égyptiens ? elle n’était pas investie des valeurs du sacré en Egypte, c’est tout ce qu’on peut en dire.

II - Les Hébreux en contact avec les Madianites, Cousins et parents, les Hébreux et les Madianites en la personne de Jéthro échangent leur appréhension du divin et trouvent un projet commun voire un destin à partager ; ils font un bout de chemin ensemble, s’initient l’un l’autre, mais conservent des territoires séparés montrant bien par là que chaque peuple a son destin propre, son identité spécifique.

Avec le don de la Torah, le groupe Hébreu a déjà une expérience de l’Autre et se construit un projet national, citadin, législatif, en prévision de sa séparation d’avec l’organisation tribale, du nomadisme et de la division conflictuelle des clans qui empêchent la construction d’une Nation.

II - L’installation en Canaan,

a) Je retiens le schéma classique et persistant selon lequel chaque migration des Hébreux ou des Juifs plus tard, s’est systématiquement opérée vers des foyers de population juifs déjà existants. L’observation des nombreuses règles attachées au culte, ses interdits et sa pratique communautaire sont autant de points d’ancrage qui incite une population qui migre à aller en un lieu où elle sait qu’elle trouvera un accueil favorable. Ce qui fut vrai et persistant à travers l’histoire, et l’est encore aujourd’hui, devait l’être aussi loin que l’on remonte dans le temps ; la persistance en étant me semble-t-il une preuve par elle même. Par conséquent, j’admets des groupes Hébreux pré-existants en Canaan, qui ont servi de points d’ancrage et de retour des descendants de ceux qui avaient migré deux ou quatre siècles (selon les hypothèses) auparavant. Une synagogue vient d’être retrouvée en Israël, datée de 4000 ans av.èc, si cette date se vérifie, cette synagogue serait donc antérieure à la date présumée de la sortie d’Egypte !

b) Le groupe fraîchement arrivé doit se faire une place et conquérir cet espace vital sur les Philistins et les Nabatéens. Alors que vivent sur les Hauts Plateaux des populations d’agriculteurs, monothéistes et ne consommant aucune viande interdite chez les Hébreux. Le groupe migrant est une population d’éleveurs, de scribes, d’artisans.

c) Peut-on envisager que parmi les Philistins vivaient une population Hébraïque ou apparentée (Habirou), comme les Hébreux en Egypte le furent ? Ils se seraient naturellement joint aux Philistins qui migraient à leur tour vers les terres de l’ouest africain, la Cyrénaïque et l’Afrique du Nord, donnant naissance plus tard aux populations juives berbères . Car comment expliquer une conversion de masse au judaïsme, d’une population nombreuse, alors que les règles de conversion s’appliquent à des individus et non à des groupes ? Où trouver l’intérêt politique d’une telle conversion chez les Berbères du Maghreb comme on le trouve dans le cas des Khazars (VIII° siècle). Si ce n’est une fois de plus par une pré-existence d’un groupe apparenté au judaïsme.

IV - Des Citadins -

Par leur organisation sociale, les Juifs se rattachent à un Etat de nature citadine, incluant l’agriculture et ses paysans. Les nombreuses lois inhérentes à la propriété foncière, au traitement de la terre, au cycle des saisons, le caractère sacré de la vigne, font foi. Il ne s’agit pas de lois propres au nomadisme. Ce qui forme l’idéal de la société hébraïque au moment de son organisation dans le Sinaï, c’est la Terre, toute sa constitution tend vers cet idéal d’installation sédentaire sur une terre, et la construction de villes. Cet idéal vient-il de son expérience égyptienne ? ou bien est-il plus ancien allant puiser cet idéal dans les Villes Etat de Mésopotamie ?

A partir de quand, si ce n’est de l’Egypte et de Canaan, les Hébreux auraient-ils appris à cultiver la terre ? et de qui ? et à qui l’auraient-ils à leur tour apprise ? Je constate que les Berbères cultivent les céréales et la vigne avant même l’arrivée de Rome. Qu’ils cultivent aussi l’oralité et laissent peu de traces écrites. Ce qui me laisse penser à nouveau que les Berbères juifs auraient une origine paysanne, centrés sur la tradition orale, et tiendraient leur origine davantage de populations cananéennes juives, cultivateurs qui auraient quitté les hauts plateaux de Galilée ou de Judée, en confrontation avec une autre population urbanisée. Alors que les Hébreux venant de l’Egypte, sont des citadins en devenir ayant eu l’expérience des grandes cités, avec une population d’artisans, de scribes et de législateurs.

Les Hébreux ont-ils jamais été nomades ? Venant des cités de Mésopotamie et allant vers l’Egypte, ils connaissent et se situent entre ces deux grandes sociétés de l’Antiquité, à l’origine du monde occidentale d’aujourd’hui. Ils en font l’expérience. Par cette expérience, ils s’affermissent d’une pensée qui se complexifie, se conceptualise, se transporte et se « démocratise » par sa diffusion parmi tout le peuple. Ils se distinguent au sens noble du terme (Joseph en Egypte), ils se préservent et forcent leur destin en quittant l’Egypte, la mère nourricière pour affronter l’Inconnu, l’Invisible et l’Histoire.

Pour les Hébreux et les Juifs plus tard, la société idéale c’est celle qui est inscrite dans les textes, une société juive dont les pouvoirs sont répartis et séparés, du religieux et du temporel, avec le contre pouvoir du peuple et du prophète, installée sur la terre désignée de Canaan, avec son système judiciaire s’appliquant à tous, et organisant le travail de la terre, les règles du commerce et de la famille, et son armée de défense. Un peuple de prêtres mais un peuple d’humains, en contact avec les autres peuples.

Mais il faut le dire, le destin du peuple Juif a dépassé son idéal national et territorial. Sa Pensée a débordé du cadre géographique, a bouleversé l’ordre spirituel du monde, et sa place semble disproportionnée en regard de ce petit groupe d’Hébreux asservi sorti d’Egypte. C’est que sa Pensée devint universelle.

V - Persistance à la survie ou à la pérennité -

Dans un premier temps les Hébreux connurent le besoin de survivre comme tout à chacun, distinct des autres peuples, conscients d’être porteur d’une mission en l’occurrence révélée. Le peuple s’est nourri de l’Espoir, celui de la possession de Canaan, et ensuite quand celle-ci fut menacée, celui de la Rédemption au fondement de l’idée messianique. La préoccupation primordiale des docteurs de la Loi, au-delà de l’observation au quotidien des mitsvot par le peuple et non simplement par une caste protégée, fut de réfléchir aux moyens de témoigner de l’Existant au passé, au présent et au futur, d’où ce leitmotiv biblique de « Il fut, Il est et Il sera ». C’est la persistance absolue du témoignage. C’est la persistance du vouloir l’incarner. C’est la persistance de l’Election perpétuelle. Persistance que l’on peut appeler Messianisme. Il est incontestable que ce qui caractérise le peuple Juif à travers l’Histoire, c’est sa Persistance. Qu’on puisse l’expliquer ou non.

C’est ainsi que l’on peut comprendre, il me semble, pourquoi certains de nos sages disent que lorsque les Juifs s’éloignent de leur conscience de Juif , laquelle inclut le contenu de la Pensée, l’observation des mitsvot, la préservation de l’identité sous toutes ses formes, leur mode de vie, ils s’éloignent de la venue du Messie. Faut-il entendre que l’intégrité du peuple Juif maintient le monde dans l’Espoir messianique voire la certitude messianique ? Faut-il entendre encore que l’Universalisme Juif passe par sa dimension messianique et que cette dimension là précisément, fait appel à l’angoisse de mort contenue dans l’Humanité profonde ? car l’humanité ne fait qu’accroître l’immense malaise, creuse toujours davantage sa distance entre son origine et son devenir, hésite entre assumer ses origines et assurer la maîtrise de son devenir [1]. Ce qui fait osciller le monde, selon les époques et la marche de l’histoire, entre l’anéantissement d’Israël et sa mise sous tutelle en tant que témoin rendu muet voire paranoïaque.

Nous savons aujourd’hui, que parmi les savants les plus cachés du monde, se trouvent des hommes qui réfléchissent au moyen de préserver l’intégrité de la Pensée humaine, au-delà de la durée de vie de la Terre, au-delà de la durée de vie du corps humain considéré aujourd’hui comme obsolète. Ils réfléchissent au transfert de l’Intelligence sur une autre planète qui survivrait à l’Humanité. (F. Lyotard, L’inhumain).

Quel rapport avec les Juifs ? Précisément, les Juifs s’interrogent toujours sur les moyens de leur survie ou de leur pérennité, au-delà de leur qualité d’existence, n’est il pas dit qu’à la fin des temps les fêtes n’existeraient plus si ce n’est Pourim ? mais qu’est ce Pourim, si ce n’est une fête historique de la survie du peuple, un récit ou un lieu où D n’est pas nommé ? Car il s’agit bien de témoigner de l’Existant au delà de l’existence même de l’Humanité et plus exclusivement du peuple. Rien ne peut se transporter mieux que la pure Pensée, l’Intellect, et l’idée primordiale de sa survie.

Et c’est bien là que se situe toujours la volonté d’éradication des Juifs, dans leur pensée, dans leur essence, dans leur substance nourricière de la pensée occidentale. Les chercheurs et les philosophes de l’après Shoah l’ont bien compris ainsi, « à Auschwitz, c’est la Pensée qu’on a voulu exterminer.. »

Alors oui, le Judaïsme est intrinsèquement Universel, et ne pourra jamais s’extraire de cette vocation, au-delà du destin de l’Etat d’Israël qui cristallise déjà (encore ?), l’angoisse de mort d’une partie de l’humanité. Mais cristallise aussi (encore ?) la persistance messianique du peuple juif. C’est précisément en cela sa singularité, en cela aussi son étrangeté. Contre l’angoisse de mort universel subsiste l’Espoir universel persistant.

VI - Résoudre l’équation Election + Messianisme = Universalisme

1) L’Election apparaît au Sinaï devant tout le peuple dit le Midrash, mais aussi devant toutes les Nations témoins. La première observation est qu’il est mentionné immédiatement que les autres peuples sont présents, témoins ; le regard sur les autres ou celui des autres a déjà toute sa dimension. L’Election semble être une notion subjective, qui tourne le peuple vers son intériorité et son rapport au divin, et rendrait le regard du divin exclusif. L’Election a créé un cadre législatif et social qui protège et organise le peuple, et un cadre de pensée fécond qui ouvre la voie de communication verticale (Dieu), et horizontale (l’humanité). Un équilibre parfait. L’Election a donc insufflé au peuple Juif à la fois son projet, celui de porter le peuple vers les autres nations par la Loi, et sa place parmi les autres nations résumée par cette phrase de Hillel : « Si je ne suis pas pour moi, qui le sera ? si je ne suis que pour moi, que suis-je ? et si ce n’est maintenant, quand sera-ce ? » Et si ce n’est pas de l’universalisme, qu’est-ce ?

2) Le Messianisme naît de la menace d’anéantissement du peuple sous le joug étranger ; ainsi fallait-il inventer au-delà de la possession de la terre de Canaan, de l’organisation sociale du peuple, du culte au Temple de Jérusalem, ce qui fait l’essentiel du projet divin à l’égard du peuple Juif et de la Création. Soit la Rédemption par le Messianisme pour lui même et le reste du monde jamais oublié, toujours présent dans la démarche fondamentale du Judaïsme. La notion de Messianisme crée à nouveau un cadre de pensée protecteur et pérenne parmi les autres nations, car toujours porteur et fécond.

3) Porteur le la Loi et du Messianisme, exilé, mis à l’écart, persécuté, anéanti, à cause de cela et pour cela, le peuple Juif a acquis et affiné sa dimension universelle avec persistance et obstination. Il est le/un pôle d’attraction et de réfraction ; la force gravitationnelle de cette humanité première de l’Occident, tant qu’il reste vivant et porteur de ses valeurs.

VII- Conclusion Je comprends ainsi qu’à la fois, toutes velléités d’anéantissement du peuple Juif sont avec son chapelet de monstruosités, vaines, stériles pour le monde, et à la fois toutes volontés de catégoriser les Juifs pour les stigmatiser, les diviser, pour alimenter toutes détestations qu’on leur donne un nom ou un autre - encore un autre apparaîtra pour masquer le précédent devenu honteux - procèdent d’un mécanisme inévitable.

Au désespoir du monde, le Judaïsme oppose l’Espoir fondamental, et sa survie est sa seule garantie. Cela encore peut se résumer à cet enseignement talmudique « entre deux situations désespérées, choisis la vie.. »


[1] (voir : « Malaise dans la civilisation » de S.Freud, et « L’inhumain » de F. Lyotard).



Agenda

<<

2017

>>

<<

Avril

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272829303112
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
Aucun évènement à venir les 6 prochains mois

Brèves

7 mars 2013 - Sur Akadem écouter le colloque de Aleph : Les femmes et le judaïsme dans le monde contemporain

Aleph - Centre d’études juives contemporaines de Montréal - dirigée par Sonia-Sarah Lipsyc a (...)

5 octobre 2012 - La paracha de la semaine en vidéo sur le site du Consistoire

Retrouvez la paracha de la semaine en vidéo à partir du dimanche 7 octobre 2012 sur la page (...)

2 février 2012 - Le Grand-Rabbin Gilles Bernheim s’exprime au sujet de la dignité de la femme dans le judaïsme

Janvier 2012 - Intervention du Grand-Rabbin Gilles Bernheim au sujet de la dignité des femmes (...)

13 janvier 2012 - Sur France Culture : Le livre d’Esther : réflexions sur une littérature de diaspora dans le judaïsme de l’époque du deuxième Temple

Sur France Culture Plateformes : Le livre d’Esther : réflexions sur une littérature de diaspora (...)

1er décembre 2011 - Conférence sur Akadem : Quarante méditations juives avec Gilles Bernheim

Une conférence coup de coeur : Magazine culturel d’Akadem Quarante méditations juives, avec (...)

Météo

Belfort, 90, France

Conditions météo à 23h00
par weather.com®

Clair de lune voilé

2°C


Clair de lune voilé
  • Vent : 8 km/h - est
  • Pression : 984 mbar tendance symbole
Prévisions >>

Prévisions du 28 avril
par weather.com®

Inconnu

Max 5°C
Min N/D°C


Inconnu
  • Vent : N/D km/h
  • Risque de precip. : %
<< Conditions  |  Prévisions >>

Prévisions du 29 avril
par weather.com®

Soleil et nuages épars

Max 15°C
Min 2°C


Soleil et nuages épars
  • Vent : 9 km/h
  • Risque de precip. : 10%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 30 avril
par weather.com®

Soleil et nuages épars

Max 19°C
Min 4°C


Soleil et nuages épars
  • Vent : 12 km/h
  • Risque de precip. : 0%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 1er mai
par weather.com®

Averses

Max 12°C
Min 3°C


Averses
  • Vent : 20 km/h
  • Risque de precip. : 70%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 2 mai
par weather.com®

Averses

Max 12°C
Min 4°C


Averses
  • Vent : 11 km/h
  • Risque de precip. : 70%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 3 mai
par weather.com®

Averses

Max 14°C
Min 5°C


Averses
  • Vent : 6 km/h
  • Risque de precip. : 70%
<<  Prévisions  >>

Prévisions du 4 mai
par weather.com®

Averses

Max 15°C
Min 5°C


Averses
  • Vent : 6 km/h
  • Risque de precip. : 60%
<< Prévisions