"Israël Bedarride ou la Mémoire Juive à Pézenas"

dimanche 16 octobre 2005
par Nadia Darmon.H
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Août 2005, Office du Tourisme de Pézenas,

Sur notre chemin vers le sud, nous faisons une halte touristique à Pézenas et visitons son ghetto du XIII° siècle. [1] L’accueil chaleureux du personnel de l’Office du Tourisme nous permit d’apprendre que par ailleurs, l’association "Les Amis de Pézenas" avaient mis à jour un cimetière juif et l’avaient réhabilité avec le soutien de la municipalité. Munis de toutes les explications, nous sommes partis à sa recherche. Une découverte est aussi une rencontre avec des hommes et des vies, celle-ci s’appelle Israël Bédarride (1798-1869).

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Lieu-dit l’Etang à Pézenas
Ph/Neh 2005/

Nous nous dirigeons selon le plan que Françoise nous a remis à l’Office du Tourisme, [2] et devons emprunter un chemin vicinal à travers champ, apparaît au bord d’un fossé, une construction rectangle, un mur d’enceinte blanc et son portail surmontés de deux pierres sculptées : c’est là.

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Vue sur l’enceinte restauré
Cimetière juif de Pézenas. ph/Neh 2005

Le lieu était en friche, le mur effondré lorsqu’il fut redécouvert par un promeneur curieux. En février 2003 [3], René Loubet et Pierre Richez, deux bénévoles de l’association "Les Amis de Pézenas" ont mis à jour cinq tombes ensevelies sous les ronces, ont charrié des tonnes de terre, ont répertorier toutes les pierres éboulées une à une, pour retrouver les dimensions d’origine de l’enclos : 27 m x 16 m, et ont reconstruit le mur d’enceinte, ont réuni chaque morceau du puzzle pour reconstituer les plaques nominatives des pierres tombales, ont replanté les 5 cyprès. Les bénévoles ont bénéficié du soutien de la ville, et de l’aide ponctuelle de 17 jeunes de l’Association Concordia.

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Plaque reconstituée d’Israël Bédarride
ph/Neh 2005
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Les cinq tombes et les cinq cyprès
Cimetière juif réhabilité de Pézenas. ph/Neh 2005

Les deux pierres sculptées représentant les rouleaux de la Torah [4] ont été restaurées par Bruno Mendola, et ont retrouvé leur place sur le montant du portail d’entrée.

Les travaux gigantesques en regard des moyens mis en oeuvre, achevés, le site a donné lieu à une commémoration avec la Communauté juive de Béziers, et à une visite lors de la Journée du Patrimoine.

L’association s’était fixé de sauver ce lieu de la mémoire juive de Pézenas, c’est fait.

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Entrée du cimetière juif réhabilité par les Amis de Pézenas
Deux montants de la porte restaurés par Bruno Mendola. ph/Neh 2005

Israël Bédarride (1798-1869)

"Brillant avocat et homme politique malchanceux, mais aussi juriste et historien, ardent défenseur de la tolérance entre les religions. Un attachant personnage, qui oeuvra pour l’égalité des droits entre tous les citoyens de notre ville."

"Israël Bédarride est né à Pézenas le 15 novembre 1798. Comme le veut la tradition dans le milieu des Juifs comtadins, sa famille a emprunté son nom à Bédarrides, petite ville du Vaucluse, dont elle est originaire. Réfugiés dans le Comtat Venaissin à la suite des persécutions dont ils étaient l’objet et longtemps cantonnés dans des carrières [5] "ghettos", les Juifs du pape ont amorcé une nouvelle diaspora au XVIII° siècle, à la faveur de la propagation de l’idée de tolérance et du développement des affaires. Ils sont marchands d’étoffes, de vieux chiffons, de merceries de toutes sortes et d’animaux de trait et de bât : chevaux, ânes, mules et mulets aux foires de Beaucaire et de Pézenas/Montagnac, les plus importantes de ces rencontres annuellles de marchands. A partir des années 1750, les descendants de Juifs du Pape se fixent peu à peu dans les villes marchandes de la Provence et du Languedoc. Nîmes et Montpellier abritent les communautés les plus importantes, avec respectivement 370 et 160 ressortissants, surtout après la Révolution de 1789, qui a accéléré le mouvement. En 1808, Béziers ne compte que 22 habitants de confession israélite et Pézenas 20. Dans cette dernière ils portent tous le nom de Bédarride. Le milieu d’Israël est modeste, mais on intelligence précoce. Le jeune homme se forme seul et, à 14 ans, son baccalauréat en poche, il "monte" à Paris. A 21 ans, le voilà inscrit au barreau comme avocat stagiaire. Il fréquente les esprits avancés de son temps : le chansonnier Béranger, auquel il rend visite dans sa cellule de Sainte Pélagie, Casimir Perrier, le général Foy, Benjamin Constant, sans oublier son ami Adolphe Isaac Crémieux [6], son aîné de deux ans, comme lui venu du Midi puisque sa famille, elle aussi d’origine comtadine, s’est établie à Nîmes.

En 1823, il présente devant l’Institut, qui a ouvert un concours, un mémoire sur la condition des Juifs au Moyen Age. Pour quelles raisons demande-t-il l’année suivante son inscription au barreau de Montpellier ? Il fera carrière en province, où les échos des journées de Juillet lui parviennent. La Révolution de 1830 et l’avènement de Louis-Philippe éveillent en lui l’espoir d’une émancipation [7] des Juifs. Deux questions préoccupent alors la communauté à laquelle il appartient : la situation inférieure dans laquelle ils sont tenus en raison de leur foi et la pratique discriminatoire du serment "more judaico". Dans l’une des lettres qu’il lui adresse, Benjamin Constant le rassure sur l’article 6 de la nouvelle Charte constitutionnelle, qui vient d’être votée en 1830 par la nouvelle assemblée. Sa rédaction, si elle ne reconnaît pas officiellement la religion d’Israël, laisse la porte ouverte au débat. D’ailleurs la loi de février 1831 reconnaît bientôt l’égalité des religions en accordant aux rabbins le même traitement qu’aux pasteurs et prêtres des églises chrétiennes. Mais il faudra des années de plaidoieries et de correspondances à Adolphe Isaac Crémieux pour que l’obligation faite aux citoyens de confession hébraïque de prêter serment devant leurs autorités religieuses - "le more judaico", encore en vigueur dans les tribunaux des régions de l’Est - soit enfin supprimée.

Tenté par la carrière politique

C’est alors qu’Israël Bédarride fait le choix de son lieu de naissance pour s’engager dans la vie politique : la quatrième circonscription électorale de Pézenas, qui vient d’être créée par le nouveau régime. A la différence de ses amis parisiens, il ne fait pas profession d’idées républicaines. C’est un libéral, partisan du "mouvement", que les autorités gouvernementales ne redoutent pas. L’administration préfectorale en fait même son candidat officiel aux élections partielles de février 1834 destinées à remplacer le capitaine Reboul-Coste, élu en juillet 1831 par les libéraux. Mécontent de la mainmise des conservateurs sur les ministères, ce dernier a démissionné. Les familles influentes de la ville (les Coste, Reboul et Mazel) se mobilisent en sa faveur contre Eugène de Grasset, le riche propriétaire candidat du parti légitimiste. Mais voilà qu’à la veille de l’élection, sans avoir fait campagne, se présente le docteur Haguenot, rejeton d’une illustre famille de professeurs à la faculté de médecine de Montpellier, gros propriétaires de domaines dans la basse vallée de l’Hérault. En raison d’une trop faible participation (211 votants sur 650 inscrits, les légitimistes ayant boudé la consultation), les résultats du premier tour ont été invalidés. Au 17 février, à l’issue du troisième tour, Haguenot est élu. Dans son journal "La revue hebdomadaire", Henri Reboul se console de l’échec de son favori, ce "jeune avocat de Montpellier exerçant avec succès sa profession, quoique de race et de religion israélite", battu par "un jeune médecin non exerçant, vivant de ses rentes". Tous deux ont sensiblement le même âge - (...) - Reboul écrit dans son journal "L’hebdomadaire" : " C’est un progrès philosophique bien notable (...), un grand effort de raison que de ne pas mêler la religion à toutes les affaires. Une chambre de députés n’est pas un concile. Quel est d’ailleurs ce chrétien éclairé qui ne serait pas pénétré de vénération pour cette nation juive, la plus ancienne de toutes celles qui sont en Europe, la plus persévérante dans ses doctrines et dans sa nationalité ? Sous le rapport même religieux, peut-on oublier cette belle image de Montesquieu nous montrant la petite tige hébraïque d’où sortent les deux branches qui couvrent maintenant l’univers de leur ombre, le christianisme et le mahométisme".

Battu aux élections parce que juif ?

Mais le conseiller général Puech ne s’y trompe pas : ce sont les légitimistes du candidat Grasset, qui, pour empêcher un Israélite d’accéder au Palais Bourbon, ont voté pour le candidat gouvernemental. Quant à Israël, il déclare : " Quelques uns, parmi lesquels je me suis trouvé moi même, ont rencontré dans le préjugé religieux une barrière qu’il ne leur a pas été donné de franchir...On a pu voir à cette occasion, au scrutin de ballotage, des bulletins nommant un des candidats parce qu’il n’était pas juif, excluant l’autre parce que juif".

Dans le combat pour l’égalité des droits qui fut celui de toute son existence, Israël tiendra d’ailleurs longtemps rigueur au préfet Floret d’avoir déclaré à l’occasion de cette première joute électorale que "le préjugé religieux était un obstacle insurmontable à son élection". [8]

Israël Bédarride n’aura pas plus de succès aux élections qui suivront...treize ans plus tard, il sera cependant rappelé par ses concitoyens, préoccupés par le tracé de la nouvelle voie ferrée - passera-t-elle par Agde ou par Pézenas ? - et n’ignorant pas qu’il entretient des relations privilégiées avec les Rothschild, membres influents de la compagnie de chemin de fer. En juin 1845, il est envoyé en mission à Paris auprès du gouvernement, des chambres et des compagnies de chemin de fer. Au printemps de l’année suivante, il participe encore à une nouvelle délégation de notables conduite par le maire Félix de Juvenel. Aux élections législatives de 1846, il devient le candidat de la ville (...), mais il échoue et le chemin de fer ne passera pas par Pézenas. Il entre dans l’opposition républicaine. Ses rivaux Carrion-Nizas et Reboul-Coste seront élus députés de la Seconde République. Israël ne suivra pas non plus l’exemple de Eugène Lisbonne qui sera arrêté au lendemain du coup d’Etat du 2 décembre (...). Cependant, Libonne sera préfet de l’Hérault et fera une carrière politique. Israël Bédarride est mort avant de connaître la République.

"ça se plaide !"

"Revenons à 1846. Abandonnant les joutes électorales, Israël s’adonne alors pleinement à ses activités professionnelles, en devenant l’un des avocats d’affaires les plus prisés du département. Premier avocat d’origine israélite au barreau de Montpellier, il a ses entrées dans les salons de la ville. Dans leur notice nécrologique, ses condisciples (Julien Félix, conseiller à la Cour impériale de Rouen, l’avocat Eugène Lisbonne et Henri Delpech, docteur en droit) soulignent moins ses qualités d’orateur que de débatteur. Il semble que son visage, affecté par une légère infirmité, prenne souvent un air mélancolique. Mais avec quelle fougue ne se dresse-t-il pas pour décocher un argument décisif avant la fin de sa plaidoirie ! "ça se plaide !" ne manque-t-il pas de répéter aux étudiants dont il dirige les travaux. Il est à la fois redoutable et redouté à la barre, remarque son disciple Lisbonne. L’âge avançant, atteint par la surdité dès soixante ans, il doit espacer ses interventios, abandonnant la place à son fils Alfred-Gabriel, né en 1830, qui sera par ailleurs élu maire de Villeveyrac en 1860 et conseiller d’arrondissement du 3ième canton de Montpellier de 1861 à 1867. Il peut se consacrer plus longtemps à ses études et regrouper dans un ouvrage intitulé "Etudes sur la législation" les communications qu’il avait données sa vie durant à la "Revue judiciaire du Midi". Les unes sont relatives aux affaires comme le prêt à intérêt, les marchés à livrer et les jeux de bourse, le droit commercial dans ses rapports avec le droit civil, la propriété littéraire etc ; d’autres concernent le droit civil : le contrat de mariage et le régime dotal, la transmission des biens par succession et la liberté testamentaire, la capacité de disposer et l’incapacité de revoir ; d’autres enfin au droit constitutionnel : la théorie des lois, le caractère constitutif des lois, etc. "Les longs ouvrages me font peur" écrivait-il à Lisbonne, ajoutant : "Mon cousin d’Aix, qui a enrichi le droit de bientôt vingt volumes [9] me reproche aussi de ne pas entreprendre de plus grand labeur. Je lui réponds : dis à une abeille de bâtir une maison, elle te dira : je butine sur les fleurs. Ainsi je suis : je ne suis pas ou je ne suis plus propre à autre chose. C’est ainsi que fugaces labuntur anni"... Ses qualités de juriste seront consacrées lorsque, le 26 novembre 1839, il sera élu pour la première fois bâtonnier de l’Ordre au barreau de Montpellier.

La judéité au coeur

"L’histoire, la littérature, la philosophie, la théologie le passionnent tout autant que le droit. Toute sa vie il sera habité par les recherches que, jeune avocat, il menait pour présenter son mémoire devant l’Institut sur la condition des Juifs au Moyen Age. Trente six ans après, il reprend ce premier travail pour l’enrichir et publier un ouvrage sur "Les Juifs de France, en Italie et en Espagne" dont le professeur Grasset, président du tribunal civil de Montpellier, fait l’éloge dans le quotidien "Le Messager du Midi" du 2 octobre 1859. C’est un travail historique, avec deux cent pages de notes, où théologie et dogme n’ont pas leur place. "Il y a du bénéfice dans ce travail d’un Israélite", conclut-il, félicitant son collègue "d’instruire ainsi devant le tribunal de l’opinion publique le grand procès du réhabilitation du peuple juif". Cet ouvrage connaîtra trois éditions et sera diffusé en plusieurs langues. Il faut démythifier la religion d’Israël, débarrasser la mémoire collective de tous les préjugés accumulés depuis des millénaires sur la nation "déicide". Dans "Le guide des égarés", Bédarride est un des premiers à découvrir Maïmonide, ce juif du XII° siècle, apôtre de la tolérance et du libre arbitre, persécuté par les Musulmans, qui ne dut son salut qu’à son exil de Cordoue au Caire. Il faudra attendre plus de trente ans avant que Munk ne traduise ses oeuvres en français. Toujours pour développer la connaissance de la religion d’Israël, il publie "Le Talmud", en 150 pages, "la plus colossale compilation de la législation civile, criminelles, rurale et administrative d’Israël", comme le qualifie Delpech. Les adeptes de la religion d’Israël croient aussi en l’immortalité de l’âme. Le pardon et la charité font partie de leurs vertus. Enfin, ils ne sont pas exclusifs : la liberté de conscience est le bien le plus précieux des hommes.

Un combat pour l’homme

Le combat pour la judéité est un combat pour l’homme, qui fait progresser les idées de liberté et d’égalité inscrites dans la déclaration des droits de l’homme et du citoyen : "Nul ne peut être inquiété pour ses opinions, même religieuses". Israël Bédarride fut le témoin et l’artisan de ce mouvement d’émancipation du "peuple juif", mouvement accéléré par la Révolution de 1789 et poursuivi, à travers l’Empire et les chartes constitutionnelles de 1814 et de 1830, pendant la première moitié du XIX°. Avec Adolphe Crémieux, son aîné de deux ans (qui devait devenir le ministre de la Justice du Gouvernement provisoire de la Seconde République et du gouvernement de 1870-1871), et Eugène Lisbonne, son cadet de vingt ans, son compatriote et disciple (qui, lui, devait être élu député puis sénateur de la Troisième), il combattit pour que les Français de confession israélité soient reconnus comme citoyens à part entière. Mais ce combat pour l’égalité des confessions et la liberté de conscience, il ne le mena pas seulement pour eux, mais pour l’homme. Il fut enfin un précurseur en posant des questions qui restent d’actualité, comme la torture, la peine de mort -dont il était un farouche adversaire- et les droits des femmes. Rien ne paraissait insurmontable à cet humaniste optimiste, dont la vaste culture et l’expérience conduisaient à l’humilité. "Cà se plaide !" aimait-il à répondre à ceux qui avaient pensé trouver une solution définitive. La communauté israélite de Montpellier ne disposant ni de synagogue ni de cimetière, Israël Bédarride fut inhumé auprès de son épouse née Avigdor, décédée vingt-sept ans plus tôt, dans une terre dont la famille était propriétaire au tènement de l’Etang à Pézenas [10]. C’est une sépulture qui, grâce aux Amis de Pézenas, vient de retrouver sa pleine dignité."

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Les pierres tombales des Bédarride
Cimetière juif réhabilité. ph/Neh 2005
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Ici repose Esther Bédarride née Avigdor
ph/Neh 2005

Claude Alberge Président de l’association "Les Amis de Pézenas" "Maison Molière" 6 rue Four de la Ville BP 36 34120 Pézenas Tél : 04.67.98.11.82.


[1] Voir article.

[2] Pour la sécurité du lieu, je ne donnerai pas l’itinéraire, adressez-vous à l’Office du Tourisme.

[3] Sources : "L’ami de Pézenas, Bulletin de l’association "Les Amis de Pézenas", septembre 2003, n°30. "Maison Molière" 6, rue Four de la Ville - BP 36 - 34120 Pézenas - tél : 04.67.98.11.82.

[4] Objet de la participation de la Communauté juive de Béziers.

[5] Désignation des ghettos ou quartiers Juifs dans le Comtat Venaissin.

[6] Adolphe Crémieux fit son entrée au gouvernement de Défense Nationale constitué par Gambetta à la chute du 2ième Empire, le 4 septembre 1870, comme Ministre de la Justice. Il se distingue et laisse à la postérité son nom au Décret "Crémieux", le dernier d’un ensemble de décrets modifiant le statut administratif de la Colonie de l’Algérie dont le dernier portant son nom, accorde le 24 octobre 1870 la nationalité française aux 33 000 Juifs d’Algérie. Il se distinguera également dans "l’Affaire de Damas".

[7] En dépit de l’émancipation des Juifs de France (Alsace incluse) datant de 1791, des pratiques discriminatoires subsistent ainsi, le serment judiciaire particulier "more judaico" auquel sont encore tenus les Juifs. Il ne prendra fin qu’en 1846 par un arrêt de la Cour de cassation. Source : "Les Juifs de France de la Révolution française à nos jours", collectif ss la direction de JJ Becker et A.Wieviorka, éd. Liana Levi.

[8] Lettre du sous-préfet au préfet du 30 octobre 1837.

[9] Avocat au barreau d’Aix-en-Provence, celui-ci publiera un "Traité de droit commercial" qui fera autorité.

[10] "Cette terre appelée communément "cimetière juif", fut-elle acquise par les Bédarride ou correspond-t-elle au cimetière du Moyen Age, époque où une importante communauté juive était fixée à Pézenas ? Sur les cinq tombes qui viennent d’être réhabilitées, trois ont été reconnues, celles d’Israël, de son épouse Esther née Avigdor et de son fils Alfred-Gabriel.



Commentaires  (fermé)

Logo de Nadia Darmon.H
dimanche 15 avril 2007 à 22h16, par  Nadia Darmon.H

Cher Monsieur,
Vous avez mille fois raison de rappeler ce fait indéniable que le Grand-Sanhédrin fut à la fois l’expression d’une reconnaissance civique des Juifs dans la Nation, et cela malgré le "Décret infâme" frappant les Juifs alsaciens (1805-1815), et le préalable à l’organisation des cultes en France, sous Napoléon.
Je note néanmoins, que Israël Bédarrides emploie l’expression malheuse "régénération de mes frères", paraphrasant ainsi l’Abbé Grégoire qui pensait que l’égalité des droits civiques apporterait à cette "nation" une régénération nécessaire !
A chaque époque ses maladresses de langage !

Je me permets de vous renvoyer à cet égard, aux brillantes conférences qui furent données lors de l’anniversaire du bi-centenaire du Grand-Sanhédrin à l’Hôtel de Ville de Paris, et qui mettent en valeur, le rapport des Juifs à l’Etat.
Sur le site de www.akadem.org

Vous remerciant de votre visite, cordialement.

Logo de Jean-Claude Damamme
dimanche 15 avril 2007 à 00h49, par  Jean-Claude Damamme

Ecrivain et historien napoléonien, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt cet article sur la Mémoire Juive à Pézenas.
Je regrette néanmoins que, dans le corps de votre texte, le rôle essentiel de Napoléon (Grand Sanhédrin de 1807) n’ait fait, sauf erreur ou omission de ma part, l’objet d’aucune mention.
Je vous livre cette citation, sans doute incomplète, d’Israël Bedarride à ce sujet :
« Le Sanhédrin fut l’œuvre immense et méritoire accomplie par la volonté de l’Empereur. C’est de lui que date la régénération complète de mes frères et leur accès au droit de citoyen. Le nom de Napoléon est inscrit en tête d’une ère nouvelle pour eux. »

Je vous remercie de l’intérêt que vous aurez porté à ce message et vous prie d’agréer l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Jean-Claude Damamme

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